En grand fan de RPG que je suis, je pars à la recherche un bon RPG sur GBA. Je parcours les rayons du magasin jusqu'à ce que je m'arrête devant un jeu : Mario & Luigi : Superstar Saga. Empoignant la jaquette et me dirigeant vers la caisse, alléché par les screenshots, je prie pour que ce jeu réussisse à remplacer le génialissime Super Mario RPG, malheureusement jamais sorti en France. Autant vous dire que les fans de ce jeu ne seront pas déçus.
J'allume la console, tremblant d‘impatience, commence une nouvelle partie, qui commence sur une séquence animée représentant un bonhomme au visage vert vêtu d'une sort de combinaison de plongée jaune avec capuche (l'ambassadeur du royaume de Végésia, voisin du royaume Champignon) qui offre un cadeau à la Princesse Peach , cadeau qui rend sa voix explosive tout en dérobant son ancienne voix !
Par la suite, on apprend que l'auteur de ce vol n'est autre que Graguémona, une méchante sorcière. Bowser, craignant que celle-ci ne détruise son château (on voit qu'il y tient), accompagne Mario au royaume de Végésia pour l'arrêter et Luigi, qui est appelé par tous « le frère de Mario qui reste toujours à la maison », est involontairement embarqué dans le vaisseau de Bowser qui fait ami-ami avec Mario (vous avez bien lu) pour que celui-ci le sauve (vous ne rêvez pas).
Ainsi commence l'aventure.

Qu’a donc vu Luigi pour être dans un tel état ?
On dirige donc Mario et Luigi dans des séquences de plate-forme où les commandes sont archi-simples : A et B servent à effectuer les commandes affichées en haut à droite, L et R servent à les modifier et START permet d'inverser les positions des plombiers.
Les combats, cependant, sont au tour par tour comme dans un Golden Sun, à quelques détails près : il est possible d'augmenter la puissance des attaques en appuyant sur A ou B au bon moment et d'esquiver les attaques ennemies de la même manière ; il est même possible de contre-attaquer !
Une autre bonne idée est de la partie : il est possible de réaliser des attaques combinées en duo pour infliger plus de dégâts.
En bref, on a, question maniabilité, un Super Mario RPG bourré d'innovations, que ce soit dans les combats ou en-dehors.
Le jeu est, en plus, bourré de clins d'œil : de Dr. Mario à Kurukuru Kukurin en passant par Luigi's Mansion et la Salle des Blocs de l'Hahadémie, on retrouve de nombreuses références à l'univers des plombiers moustachus.

Qu'est-il arrivé au château de Peach ?
Les graphismes sont splendides, dans un style assez cartoon qui séduit dès les premiers instants de jeu ; l'animation est sans faille et les décors sont loin d'être vides.
Côté son, c'est un peu moins convaincant : les musiques sont loin d'être variées (elles sont même répétitives et lassantes au possible), mais on reconnaît certains thèmes connus remixés qui font renaître la nostalgie d'antan, ce qui est assez agréable.
La maniabilité est archi-simple et intuitive ; ce jeu ne faillit pas à la réputation des jeux Mario, réputée pour sa maniabilité.
Certains reprochent à la série des Mario un univers trop « gamin ». Cette fois, l'univers semble naïf si l'on regarde les screenshots sans y jouer, mais une fois la console entre les mains, c'est une toute autre histoire ; on retrouve les anciens personnages de la saga, mais cette fois, l'ambiance est décalée et délirante.
La durée de vie est assez longue (on finit l'aventure en environ 20 heures), mais on peut la considérer comme trop courte pour un RPG. Cependant, pour atteindre le niveau 99 et trouver tous les objets, il y a du boulot ; de toute façon, certains referont sûrement (comme moi) l'aventure, rien que pour rire un bon coup tant l'humour est omniprésent. De plus, on peut jouer à Mario Bros. Classic à 4.

Bowser a une drôle de tête…