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HAL Laboratory, prolixe développeur interne de Nintendo, nous offre aujourd'hui les deuxièmes aventures de son héros fétiche à l'ergonomie du chewin-gum, j'ai nommé Kirby, sur la DS, et en tout est pour tout, pour sa 18° aventure en 13 ans, en attendant son retour en 3D sur Wii, ex-titre NGC porté il y a peu à venir d'ici quelques mois.
Kirby et HAL : la grande histoire
Quand en 1993, le petit studio nippon sous tutelle Nintendo, sort Kirby's Adventure sur NES, il ne se doute pas encore qu'il vient de se faire un nom mais surtout de trouver sa poules aux oeufs d'or, autrement dit une licence avec laquelle le million d'exemplaires sera atteint quelque soit la qualité du jeu. Ainsi au rythme d'environ d'un opus par an, auxquelles il faut ajouter les hors-série tel que Kirby Avalanche sur SNES, le studio nous ressert sa boule rose, lui consacrant même la quasi-exclusivité de la line-up du studio depuis une décennie.
Mais il faut l'avouer, même si la facilité et les décors roses bonbons sont devenus récurrents dans la série, la diversité et l'originalité des titres ont toujours prodigués un succès quand même mérités. Ainsi grâce aux esprits foisonnants d'originalité de chez HAL, la GBA fût doté de deux excellents titres et la DS d'un de ses premiers véritables titres Touch Generation à l'époque où son support était encore loin d'avoir fait ses preuves face à la concurrente, le tout dans une réalisation irréprochable. Mais n'oublions pas que l'on doit à ce même studio la série Smash Bros. ou encore, Saturo Iwata et ses perspectives de consoles révolutionnaires (DS & Wii), actuel président de Nintendo et ex-développeur chez HAL.
Pour Kirby, c'est du gâteau!
Donc, après un titre 100% tactile, Kirby revient absorber tout ce qui traîne à l'aide de la croix directionnelle, de deux boutons et réadapte le principe "avaler-copier-tuer".
Pour la petite histoire, notre ami, tout de rose vêtu et muni d'une nappe à carreau Cochonou, sort se faire un petit pique-nique dans un coin perdu du Pays des Rêves, mais cependant, au moment d'absorber une morceau de gâteau à la crème, un ennemi surgit de nulle part et dérobe à notre valeureux héros sa gourmandise.
Sans réflexion préalable, notre victime se rend au château du roi Dadidou lui mettre la correction de sa vie et récupérer son bien, mais après une bataille acharné à coup d'aspirateur, il s'avère que le monarque n'est pas le criminel.
Au moment où Kirby compte saisir la police judiciaire pour se charger de l'enquête et que Dadidou réclame des dommages et intérêts suite aux dégradations de son château, avec lesquels il pourra payer son impôt sur la fortune, une bande de souris dérobe tout ce qui est en la possession du roi.
Kirby, courageux comme tout, s'embarque à leur chasse récupérer les biens de Dadidou et sa part de gâteau avant que la date de péremption en soit dépassé. Voilà tout...
Tout un concept...
Rappelons le principe du Kirby de base : vous êtes une boule rose et vous ne pensez qu'à manger. Cette dernière chose permettant cependant de voler en absorbant de l'air ou encore de copier diverses habilités de vos ennemis tel que le feu, la glace et une dizaines d'autres. Le tout dans des décors genre "Dora l'exploratrice" et un scénario cucu, à côté duquel ceux de la série Mario Party semble sortir d'Holywood.
Même si un retour aux sources était effectué, le studio devait nous gratifier d'une nouveauté : éthique et support DS obligent. Cela c'est traduit par trois nouveautés :
-une chose assez rare dans la série, l'apparition de nouveaux ennemis, les Squeak Squad, dont la cartouche porte le nom,
-l'usage d'un second écran, tactile qui plus est, afin se stocker quelques objets et pouvoirs dans le but de les utiliser plus tard
-un auto-plagiat flagrant sur les opus GBA qui en feront crier plus d'un, dont moi.
En effet, pour un retour aux source, c'est un retour aux sources! Le titre n'a graphiquement pas évolué depuis les deux opus GBA et est même en déclin face à la merveilleuse 2D de "Pinceau du Pouvoir", le précédent opus sur DS. Seuls quelques rares pouvoirs ont été ajouté, trois tout aux plus, les ennemis et musiques ayant le droit aux même sort.
Ainsi deux principes aux jeux : sur l'écran supérieur, vous baladerait votre héros au travers des remparts ennemis et des labyrinthes, afin de combattre les uns après les autres les multiples boss et retrouver les trésors volés de notre bon roi. Les mondes se décomposent en trois parties dont la dernière est toujours un duel avec un membre de la Squeak Squad pour récupérer un trésor, les deux autres étant plus ou moins caché dans les parties précédentes.
Une fois votre trésor en possession, c'est à dire, sur l'écran du bas, prenez les jambes à votre cou (chose pratique avec Kirby compte tenu que c'est tout le temps le cas) pour déguerpir. Les mondes proposent toujours une petite particularité. Un monde de métal dans lequel un décharge électrique se communiquera par le sol, mur et chaînes afin d'infliger des dégâts aux ennemis lointains ou déclencher un mécanisme ou encore allumer une mèche à canon afin de vous propulser avec celui-ci, faire fondre ou au contraire, créer de la glace...etc...
Par logique, le jeu se voudrait stratégique, puisque la majorité des trésors nécessitent un minimum de réflexion et un pouvoir adapté pour son obtention, ce qui pourrait contraindre le joueur à élaborer une stratégie... si l'ennemi possédant le pouvoir n'était pas systématiquement juste à coté.
La désillusion sur deux écrans
Le deuxième écran propose de stocker jusqu'à 5 objets ou pouvoirs en réserve. Alors là, c'est la grande désillusion. A l'époque où on nous annonce ce jeu et ses particularités, tout le monde se voit en train de fusionner tel et tel pouvoir afin d'en créer une combinaison à l'instar de Kirby 64 dont ce principe créé une immense intérêt et un nombre de pouvoir pas loin d'une trentaine de pouvoir.
En réalité, les pouvoirs pouvant être stockés sont ceux sous forme de bulles se promenant là et là au fur et à mesure des mondes et non pas les ennemis absorbés, seuls la nourriture peut se fusionné pour formé un médicament plus puissant.
Finalement, seul avantage de cette écran de désillusion, les astuces tel que stocker 5 sucettes magiques qui rendent invincible afin de battre tous les boss, même finaux, sans une once de difficulté rendant encore plus navrante la facilité du titre.
Vite fait, vite fini...
En tout est pour tout, jeu compte une trentaine de niveaux et une dizaine de big boss, le tout pouvant tenir moins d'une dizaine d'heure de jeu, si ce n'est pas la moitié.
Evidement, le défi est de récupérer l'intégralité des trésors, 120 au total, afin de débloquer la bande son, des bonus, de nouveaux modes, nouvelles couleurs pour Kirby ou artworks inutiles.
Malheureusement et etonament, il est quasiment impossible de ne pas finir le jeu du premier coup sans avoir au moins 90% des coffres. (Personnellement j'ai fini le jeu à 100% dés la première fois).
Ainsi, les mini-jeux tactiles décevant, les modes sans intérêts tel que "refaire le jeu le plus vite", le jeu n'a vraiment rien pour ne pas finir aux oubliettes, une fois le boss final mis au tapis.
Au final
Kirby revient frauduleusement aux sources, copiant mais n'égalant même pas Kirby : Cauchemar aux pays des rêves. Avec un écran tactile fait office de pub mensongère et argument commercial, une facilité record et déconcertante, des niveaux dont l'originalité ne l'est plus si le joueur a déjà goutté aux épisodes précédents, des bonus et modes sans intérêts, cet opus aura du mal à s'imposer dans le cœur des joueurs même si ce n'est pas un mauvais jeu.
Mais face à l'innovant Kirby : Le pinceau du pouvoir, ou encore les deux opus GBA, bien mieux et sûrement moins cher, on peut dire que ce jeu fait figure de faux pas dans la line-up pourtant de bonne qualité de notre bien aimé studio HAL Laboratory.
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