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Aujourd’hui, une quinzaine d’année après la chute de l’URSS, que reste t’il de soviétique dans notre quotidien ? Pas grand chose me direz-vous…Moi je vous répondrais Tetris! Et il est bien vrai que le nom d’Alexey Pazhitnov, son créateur, sonne bizarre entres tous ces noms américains et japonais qui dominent le monde video-lusique….
Et maintenant bien loin de la Place Rouge, que reste t’il de notre bon vieux casse brique d’enfance lorsque Nintendo of America en prend la résponsabilité ?
Tout d’abord, reppelons que Tetris est aux consoles ce que sont le démineur ou le solitaire aux PC. Le jeu fait tellement figure de classique, qu’on en oublie qu’au milieu des années 80, ce fut une revolution… A un tel point que le monde entier s’arracha ce jeu, mais aussi tous les éditeurs de l’époque puisque ce sera à grands coups de procés que Nintendo parviendra à obtenir la licence Tetris pour le commercialiser en bundle avec la GameBoy en cette année de 1989. Le jeu participa d’ailleurs beaucoup aux exceltentes ventes de la console portable.
Mais les années passent, les consoles aussi et malgré son côté mythique, la sauce Tetris a commencé à sentir le renfermé en ne proposant aucune innovation sauf, on se souvient, d’un pauvre scénario raté pour Tetris World. Cela devait changer et quelle meilleur occasion que la console au double écran pour changé la face du jeu ?
La première chose qui ressort du jeu est la disparition total de son côté soviétique… Nos bons vieux thèmes musicaux slaves et l’architecture moscovite ont en effet plié bagages afin de laisser place à l’univers très rétro de Nintendo.
Ne serait-ce que le menu, bercer par une musique mixant un peu tout et n’importe quoi, avec beaucoup de sons issus des jeux de NES tel que le saut de Mario, ou le bruit d’un champi-vie pendant que sur l’écran supérieur, Link, Yoshi et le reste de la bande matraquent des pièces de Tetris.
La révolution de Tetris devait donc se faire en proposant de nombreuses nouvelles idées et non plus se limiter à faire simplement des lignes afin de gagner le record de points.
De ce côté là, c’est plutôt bien réussi, car Tetris DS peut se vanter d’être de tous les jeux de casse-brique celui qui comporte le plus de modes. Chacun de ces modes etant d’ailleurs accompagné à un jeu récurant de la NES.
Cependant, il faudra vous confronter à un principe de base, un but primaire, celui de faire des lignes... Mais toute la profondeur du jeu vient des divers moyens de réaliser ce but!
En effet, ce ne sont pas moins de 6 modes qui vous accompagneront, ceux-ci étant décomposés en quelques sous-modes. Vous retrouverez bien évidemment un mode Standard pour les inconditionnels du jeu de base, où votre but sera de faire le maximum de lignes dans une limite de temps ou de lignes, avec un certain niveau de départ et une vitesse progressive bien évidement. La chasse aux points est donc ouverte, dans un décor signé Mario Bross 1 et 3, évolutif lui aussi selon votre niveau!
Mais si il vous viendrez à l’idée de défier un ordi, alors il ne s’agira plus d’une simple course aux points, mais d'un vrai combat puisque vous attaquerez vos ennemis en leur envoyant des lignes supplémentaires à chaque fois que de votre côté vous en éliminerez plusieurs à la fois.
Voilà à peu près à quoi se limitait la licence depuis 15 ans…
Pour les joueurs plus exigeants, assoiffés de modes, Nintendo nous propose donc plusieurs expériences avec, tout d’abord, les classiques des puzzle-game basé sur la reflexion communément appelé casse-tête.
Ainsi vous retrouverez les modes Puzzle et ses 200 casse-têtes ainsi que le mode Toucher comportant lui deux sous-modes nécessitant un écran tactile en état de fonctionner.
Le premier mode, d’un intérêt assez modéré, vous propose un ensemble de lignes parsemées d’espaces et vous devrez choisir dans quel ordre et sens insérer les pièces, le reste se faisant automatiquement, le tout dans un univers axé Yoshi’s Cookie. Le problème de ce mode réside dans le fait que l’action n’est pas directement commandé par le joueur et aussi que, souvent, l’essai aléatoire de combinaisons s’avère le meilleur moyen de trouver la solution.
Le second mode, quand à lui nécesse votre cerveau mais aussi que votre stylet le plus docile…
Ici, deux modes originaux, soit un pile immense de pièces à déplacer afin de faire toucher le sol à une cage de ballons reposant en haut de cette colonne, le tout avec 5 niveaux de difficultés dont les 4 premiers seront achevables grâce à un bon pifomètre à cadran, le dernier niveau lui étant impossible à finir mais tellement accrocheur que vous y resterez plusieurs heures jusqu’à descendre cette maudite cage que vous détesterez tant, surtout lorsque vous bloquerez à quelques centimètres du sol…
Dans l’autre partie du mode, fini les briques entassées sur plusieurs kilomètres de haut, ici usez de votre stylet et de votre ruse afin de résoudre des mini-puzzles en déplaçant les pièces et surtout en respectant les consignes indiquées sur l'écran supérieur! Ainsi vous devrez faire disparaître l’ensemble en un certain nombre de coups ou en ne laissant qu’une certain pièce…
Voici un mode qui devrait en passionné plus d’un, surtout qu’il faudra un certain temps avant d’arriver au bout des 50 puzzles.
Enfin pour les joueurs à la recherche d’action, trois modes s’offrent à vous, Mission afin d’aider Link à enchainer les objectifs jusqu’à échouer…Une sorte de croisement entre le mode Classique et Toucher, puisque le jeu n’est pas statique, les pièces tombant aléatoirement avec lesquels vous devrez réaliser les divers objectifs aléatoires, eux-aussi,tout en prenant garde de ne pas engorgé l’écran au risque d’échouer l’objectif suivant, l’écran ne se vidant pas!
Ou alors vous pourrez retrouver Samus dans un jeu double écran au sobre nom Attraper, dans lequel vous déplacerez un carré auquel vous devrez accrocher les pièces qui traînent afin de créer un carré plus gros et provoquer ainsi une explosion pour faire cracher à la console le maximum de points. Je suis sûr que vous n’avez rien compris et c’est normal, ce mode OVNI est incompréhensible, même la console entres les mains... Ce qui lui fait perdre beaucoup d’intérêt malheureusement.
Enfin le mode Pousser où vous affronterez un ordinateur auquel vous ferrez mordre la poussière en repoussant un bloc de pièce en construisant sur celui-ci au moins deux lignes simultanément… Beaucoup d’action, de stress le tout accentué par une musique très évolutive de l’état de jeu. C'est ici un des modes les plus accrocheur et original du jeu.
Maintenant que tout est réuni pour faire de TetrisDS un jeu passionant, quoi de mieux qu’un mode multi-joueurs pour l'agrémenter d'une durée de vie en béton ? Surtout que Nintendo vous permet en prime de rentabiliser votre connexion Wifi en incluant un mode online, aussi suprenant que cela puisse être.
L'opération est simple, soit vous avez beaucoup d’amis, ainsi quelques affrontements en mode Classique jusqu’à dix joueurs vous tiendront en haleine le temps d’assommer vos adversaires à coups de pièces supplémentaires et objets divers à l’instar de la série Mario Kart.
Si votre nombre d’amis disponibles est plus restreint, la présence des modes Mission et Pousser seront là pour agrémenter vos soirées plus privées. A noter que le jeu est jouable avec une unique cartouche comme cela devient courant maintenant sur NintendoDS.
Enfin, si tous vos amis vous ont délaissé pour une soirée en ville ou pour une PSP, alors une issue de secours s’offre à vous, la connexion CWF Nintendo afin d’affronter jusqu’à 3 joueurs du monde entier dans le mode Classique et en duel sur le mode Pousser. Il est bon de préciser que votre niveau est visible par les autres joueurs par l’intermédiaire d’un indice vous étant associé, commençant à 5000 et variant selon vos défaites ou victoires. Ainsi il n’est pas rare de voir un japonais associé à un indice de 7000…
Vous l’aurez donc compris, le mode multi-joueurs se révèle efficace et entrainant que ce soit en local ou en ligne, bien loin d’une vulgaire courses aux points que ce n’est pas.
Pour finir passons à la réalisation. Pour cet opus, Nintendo fait nager ses joueurs dans une aire 8 bits, en ressortant de ses cartons (de nombreuses fois dépoussiérés déjà par NES Classics etc…) les versions pixélisés de Mario, Link , Donkey Kong afin de nous accompagner dans chacun des modes. Bien que leur présence soit plus que subsidiaire, il renforce le capital sympathie du jeu en créant une petite ambiance à travers les décors, personnages et musiques d’il y a 20 ans. Ainsi, selon votre progression dans la partie, la musique et le décor évolue dans le même sens que vous.
Donc vous l’aurez compris, la réalisation ne fait pas preuve de prouesses technologiques avec très peu d’effets, quelques personnages pixélisés et les pièces étant toujours un assemblement basique de carrés, mais cela n’est pas dérangeant.
Seule la bande son peut gêner un peu, les thèmes se faisant un peu usé, depuis 20 ans qu’on nous les ressort en remix à chaque jeu. De plus, les musiques lie les thèmes originaux à une sorte de techno de rue assez brute et un peu déroutante.
Dix-sept ans après son premier passage sur GameBoy, Tetris revient donc avec brio dans la poche des joueurs, délaissant l’évolution graphique aux profits d’une revolution du gameplay. Riche de ses six modes de jeux et d’un mode multi-joueurs efficace, le jeu a tout dans le ventre pour vous tenir en haleine pendant plusieurs heures de suites à l’image d’un certain Meteos, dont la comparaison m’est forcée. De plus, on aura aucun mal à revenir régulièrement dessus. Ainsi même si le principe de base reste inchangé, Nintendo nous fournit ici un titre original et complet.
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