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On le sait, la Nintendo DS est une de ces consoles à concepts où les jeux étranges, pour ne pas dire bizarres, fleurissent. N'étant pas toujours garanties de qualité, ces jeux rencontrent très souvent un franc succès dès leur sortie au Japon, leur permettant ainsi de franchir les frontières nippones et de s'attaquer aux marchés américains et européens. Osu! Tatakae! Oendan! de son nom complet (que nous simplifierons par Oendan dans ce test) n'est malheureusement pas de cette catégorie-là. Pourtant, ce n'est pas les bonnes idées qui manquaient au soft pour se faire sa place au soleil mais, que voulez-vous, c'est qu'il se lève tôt là-bas, le soleil. Ce qui n'a absolument rien à voir avec le jeu, en fait.
La première chose à savoir au sujet de Oendan, à part le fait qu'il n'arrivera sûrement jamais chez nous sous sa forme véritable, c'est qu'il est très, très addictif. Vous pouvez donc vendre vos amis sans regret pour vous l'acheter, ils ne vous serviront plus. Le jeu se compose en effet d'une quinzaine de chansons, pour la plupart tirées du rock japonais (mais nous y reviendrons), débloquables selon le nombre de vos réussites. Autant dire que si vous démarrez une piste, vous ne lâcherez pas la console avant de l'avoir terminée.
Chacune d'elles se déroule donc de la même manière: une barre, d'abord remplie, se vide petit à petit en haut de l'écran tactile. Pour empêcher qu'elle ne disparaisse complètement, et ainsi perdre la partie, des sortes de pastilles apparaissant au fur et à mesure du morceau devront être touchées lorsque le cercle qui se resserre autour d'elles sera au bon endroit. Plus vous manquez de pastilles, plus la barre descend vite. Ajoutons à cela qu'en plus des pastilles, vous devrez suivre un ballon sur un parcours donné, nécessitant parfois quelques allers-retours, ainsi que tourner une roue le plus rapidement possible grâce au stylet, faisant ainsi monter une jauge demandant d'être remplie.
Un gameplay simple, donc, mais offrant de nombreuses possibilités sachant que le tout variera le plus souvent en fonction du rythme de la chanson. Le plus souvent, mais pas toujours puisqu'on se retrouvera parfois complètement largué à cause d'apparitions parfaitement aléatoires. Cela n'arrivera heureusement que très rarement, mais pourra être la cause de certains de vos échecs, qui n'auront sûrement pas besoin de ça pour voir leur nombre gonfler.
Car s'il est un point important concernant Oendan, en dehors du gameplay, c'est bien sa difficulté. Si le jeu est d'abord muni de deux niveaux, Facile et moyen, on ne s'attardera normalement que sur le mode Moyen, le Facile n'étant destiné qu'aux néophytes qui aimeraient bien comprendre c'est quoi, tous ces trucs multicolores sur l'écran.
Et dans le mode Moyen, force est de constater que c'est chaud bouillant pour finir un morceau. Vous ne passerez généralement jamais le quart dès le premier essai, et vous vous y reprendrez plusieurs fois avant d'arriver au bout, le jeu vous gratifiant d'un joli rang C, voire B, mais rarement A ou S (LOL, un S, elle est bonne xD ). Comme si ce n'était pas suffisant, une fois le mode Moyen terminé, vous débloquerez le mode Difficile et une fois ce mode terminé, vous pourrez affronter les pastilles diaboliques du mode Dément.
Si les histoires et les musiques ne sont pas modifiées, les fameuses pastilles changent du tout au tout et c'est un véritable renouveau du jeu qui est offert, bien loin des simples ajouts présents de jeux d'aventure, et rallongeant la durée de vie d'une bonne quinzaine d'heures.
Oh, mais attends Ernest, qu'est-ce qu'on vient de lire, là? "Les histoires"?
Eh oui, car bien que je n'en ai pas parlé jusqu'ici, le jeu dispose bien d'un scénario. En somme, vous êtes une équipe de trois personnes (dont un capitaine et deux plantes vertes) et la tache difficile qui vous incombe est de redonner aux gens la force de combattre lorsque ceux-ci sont au bout du rouleau, en bref, des sortes de Pom Pom Girls version musclées et pas épilées. Ce qui donne lieu à tout un tas de situations rigolotes, notre joyeuse équipe apparaissant n'importe où, n'importe comment, sauvant on ne sait comment les situations les plus désespérées, le tout dans un style manga très joli et plein de signes japonais. Ces histoires se déroulent donc sur l'écran supérieur de la DS, et il n'est pas rare qu'on profite d'un centième de millième de seconde de temps libre pour zieuter ce qui s'y passe, perdant ainsi le fil de la chanson et contraint à recommencer pour la 25ième fois. Mais ne vous inquiétez pas, les passages importants de ces petits scenarii n'ont pas lieu pendant qu'on joue mais entre les différentes séries qui composent un morceau. Ceux-ci sont effectivement découpés en plusieurs parties à l'issue desquelles on jugera votre habileté, selon si la barre évoquée plus haut est au-dessus d'un certain point, ou en-dessous. Le nombre de réussites ou d'échecs est comptabilisé dans le score de fin de morceau, mais ces séquences servent en réalité plus à nous repérer qu'autre chose.
Les personnages de ces histoires sont en tout cas très bien dessinés, ainsi que nos héros qui disposent même d'une forme en 3D que vous pourrez apercevoir, gigotant, sur votre écran tactile, ce qui ne laissera pas forcément un souvenir impérissable.
La bande son enfin, point central du jeu, ne marquera pas les esprits. Bien que les thèmes soient très agréables, du moins si on aime le style, le tout manque de diversité et ils se ressemblent à peu près tous. Dans les quinze chansons que contient le titre, on comptera un morceau de rap, une ballade, et le reste se limitera à du bon gros rock made in Japan. Mention spéciale au thème de fin qui n'est autre que le deuxième opening de l'anime Fullmetal Alchemist™ (pas vraiment le meilleur mais bien mis en valeur ici), avis aux connaisseurs donc.
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